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François Alimageprés
Monteur
- Devise
- Impossible n'est pas François
- Pointure
- 50
- Film culte
- Vincent, François, Paul et les Autres
- Plat préféré
- Riz aux petits pois
- Position préférée
- En tailleur
- Ville préférée
- Paris le jour, New York la nuit
Minibio
François était un gamin au sens du rythme médiocre, et à l’acuité visuelle réduite. Mais le jeune François était un enfant de la balle : petit-fils d’un mannequin pieds chez Rodin, fils d’une reine de beauté auvergnate et de Jean-Jean Alimageprés doublure lumière de Rémi Bricard. Enfant, il fut renvoyé de la Gypsy Kings School of Music dans laquelle ses parents l’avaient si fièrement enrôlé, aprés avoir tapé des mains exactement en même temps que son maitre le grand Luis Ojala de las Manos Blancas. Navrant faux pas pour qui veut prétendre à la maitrise du contre temps. Plus tard, sa capacité pilleuse se développant avec la puberté, le jeune François désespérât ses parents, et s’essayant au heavy métal le plus binaire. Le cheveux hirsute et le pantalon sous-vide, il connu une carrière éphémère de bassiste dans des formations aux noms aussi évocateurs que Venom & Vomit, Karkass Explosion, ou Loudness Your Face. Des groupes aujourd’hui tombés dans l’oubli. Mais qui surent à l’époque captiver leur audience lors de shows orgiaques où se mêlaient pilonnage sonore et féérie pyrotechnique. Brulé au troisième degrés à l’entre-jambe lors d’un Festival Gothique à la MJC de Gif sur Yvette, par l’explosion accidentelle du feu de bengale géant qu’il actionnait à la fin de son solo de basse. Le fougueux François Alimageprés fut remplacé au sein de son groupe par le péruvien Mario Melalui. Et quitta définitivement la scène musicale underground. Dégouté par ce monde ingrat, indifférent à son talent de showman. Opéré des yeux, bien que ceci n’a absolument rien à voir, François, décidé à trouver sa route, à trouver son chemin, passa le message à son voisin… Une idée lumineuse puisque celui ci n’était autre que le petit neveu par alliance de la mère du cousin de Jacqueline Dorcel qui fuyant le fisc s’était réfugié sur une ile dont je tairais le nom. Cette brave dame possédait une immense collection de film de charme, hérité d’un premier mariage. Sans entrer dans les détails, on qualifie ça habituellement d’erreur de jeunesse. Des films que le jeune François s’engagea à transformer en sitcom à épisodes après une minutieuse opération de remontage et de coupes visant à extraire des fabuleuses séquences de comédies les instants compromettant pour laver l’honneur de sa généreuse bienfaitrice. Et c’est là, dans la cave de la propriété Dorcel, muni d’une serpe et de scotch que le jeune Alimageprés eu la révélation de sa vocation. Son travail fit merveille. Et sa réputation fit venir à lui tout ce que la région comptait de vertus à redorer et d’honneurs à préserver. Sa technique de montage devenant sa marque de fabrique, on inventât bientôt pour la décrire le terme de « monté à la serpe ». Non content d’avoir ouvert une brèche, et avide de défi, l’aventureux François pris sa liberté et quitta la cave nourricière. Montant tout ce qui se présentait à lui, sa technicité faisait merveille. Et bientôt nombreux furent ceux qui montaient eux aussi à la serpe, tel le précurseur. C’est là que François se mit alors en tête de dépasser ses limites. Déterminé à être unique. Si d’autres que lui maitrisaient désormais le montage à la serpe. Si d’autres avaient bien en main cette technique, et bien il travaillerait désormais sans les mains ! Et comme toutes ses découvertes, celle ci fut une avancée prodigieuse pour le monde du film. Et c’est ainsi qu’un illustre réalisateur en découvrant le travail du virtuose s’écria : « c’est monté avec les pieds, Alimageprés ! »

